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Tag - JAZZ AND JAMBANDS

Blue Break Beats - Volume Three

blue break beats 3
Blue Break Beats - Volume Three
(Blue Note 1996) Selected by Dean Rudland

"Suce mon membre dur, comme on suce un glaçon! Apaise ma frayeur et mon angoisse neuve."
Raoul, en fin lettré, se souvint du poème de Jean Genet qu'il aimait tant et s'adressa en ces termes à Melba, tout en invitant Simone à se débarasser de son inutile nuisette et à venir les rejoindre. Enfin, il allait connaître le grand Amour...
Ce qui est cool, c'est que le volume 4 de la série a déjà eu les honneurs de la plume de Djouls. Donc Raoul va s'arrêter là. Mais si vous insistez, ses aventures libidineuses se poursuivront peut-être, qui sait? Bande d'obsédés! En attendant, la saga Blue Break Beats se poursuit avec ce double album bourré à craquer de pépites. Un morceau de Gene Harris justifie à lui seul son achat: "Don't Call me Nigger Whitey" (en français dans le texte: Cher Monsieur, en vous adressant à moi, le vocable personne afro-américaine me semble préférable à celui de "negro"). Ne serait-ce que pour le riff de synthé basse de l'intro, cracra à souhait. Tranchant presque avec l'ambiance générale de l'album, qui flirte parfois avec le lounge , nouveau cheval de bataille de la presse dite "spé", toujours friande de tendances qui font "beuze"! (Quelqu'un aurait-il l'amabilité de m'expliquer la différence entre lounge et easy-listening? Juste pour ma culture personnelle...). Tout ça pour dire que le track-listing réserve quelques belles surprises, comme cette version de "Light My Fire", métamorphosée par Shirley "Gooooldfiiiinger" Bassey, ou encore "Ode to Billy Joe", le tube country-blues de Bobbie Gentry, magistralement repris par le saxophoniste alto Lou Donaldson. Bien entendu, les titres de cet album, comme ceux de toute la série, ont été abondamment samplés. Ce qui apporte une valeur ajoutée définitive à cette série, qui vous permettra, outre le fait de vous déhancher sauvagement sur vos titres préférés, de passer d'amusantes soirées entre amis grâce au jeu "Devine qui a samplé..." (Ouaiiiis, là, là, j'ai reconnu, c'est les Kémical Brothers, et là, putaiiin, c'est la ligne de basse de "Je te survivrai"! Mooortel!).
Note you gotta gotta gotta gotta: *** (Aristide Développement)

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Les Claypool and The Holy Mackerel presents Highball With The Devil

les claypool and the holy mackerel
Les Claypool and the Holy Mackerel presents Highball With The Devil
(CD) Interscope, 1996-08-27

Review :
Il y a bien des siècles, sur cette terre, dans notre univers, les maquereaux régnaient avec une nageoire de fer sur la terre. Il faut toutefois rappeler qu'à cette époque vachement reculée d'il y a longtemps, très longtemps, il n'y avait quasiment que de l' eau sur terre, alors c'est un peu facile de la ramener sur ce coup là... Aïe, mais lâchez-moi stupides crétins en blouses blanches... AÏÏÏÏEEEUUUUHHH! ... Veuillez nous excuser pour cette intrusion absurde dans notre émission. Veuillez regagner vos places dans le silence et ne pas paniquer. L'histoire reprend...
Il y a des siècles entiers, au moins vachement beaucoup longtemps avant que le monde soit monde... les maquereaux régnaient sur terre. Seulement, un jour, le diable, qui s'était fait virer du ciel parce qu'il buvait trop et foutait un bordel monstrueux, se retrouva à chercher une piaule sur terre. Il trouve un petit ilôt au milieu d'une mer immense et décide de s'y installer un moment. Les siècles passent et, au fur et à mesure, le diable qui entretemps a créé l'homme pour le servir agrandit son terrain un peu plus. Les mers se reculent et les hommes se répandent. Les maquereaux reculent et perdent du même coup leur prestigieux trône de maîtres du monde. Pour se venger, ils invitent le diable à boire un verre. Durant l'apéritif, les maquereaux arrivent à convaincre le diable d'aller vivre sous terre pour ne plus pousser les frontières terrestres vers les mers. De toutes façons, il nous à tous bien eu: il a laissé l'homme aux maqueraux et dieu à l'homme... Et c'est pour ça que je pense que dieu est un maquereau!
- C'est bien mon petit Claypool. Tu peux allez te rasseoir maintenant!
Note jolie rédaction de basse aux thèmes de fous: (Tiff)

Tracklisting :
01. Running The Gauntlet (1:16)
02. Holy Mackerel (3:49)
03. Highball With The Devil (4:02)
04. Hendershot (2:24)
05. Calling Kyle (3:57)
06. Rancor (1:16)
07. Cohibas Esplenditos (3:14)
08. Delicate Tendrils (5:01) (Vocals: Henry Rollins)
09. The Awakening (3:32)
10. Precipitation (3:55)
11. George E. Porge (2:32)
12. El Sobrante Fortnight (3:37)
13. Granny's Little Yard Gnome (3:02)
14. Me And Chuck (2:59)
15. Carolina Rig (3:03)
...

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The Best Of Black Jazz Records 1971-1976

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The Best Of Black Jazz Records 1971-1976
(Soul Jazz records 1996, Ref USCD2) Selected by Stuart Baker

Comment le label indépendant Black Jazz a-t-il fait pour sortir des albums d'artistes de jazz inconnus et underground (et inversement), pendant toute la première moitié des années 70, sans s'écrouler -financièrement- à chaque nouvelle sortie? Le mystère se résoud bien vite: il suffit d'écouter cette compilation!
Les non-aficionados des vinyles obscurs n'auront sûrement peu ou pas entendu parler de The Awakening, Doug Carn, Calvin Keys, Roland Haynes, Walter Bishop Jnr., Rudolph Johnson, Henry Franklin ou Chester Thompson... et pourtant on ne saurait que trop conseiller cette réédition (la compile était déjà parue ne 1996) à tous les amateurs de jazz deeply soulful.
A la lisière des jazz funk/rhythm & blues traditionnels et d'expériences plus proches du free de Miles Davis, John Coltrane ou Charles Mingus, Black Jazz étaient les Ninja Tune du jazz des 70's, et chacun des tracks présents ici auraient sa place sur nos ondes FM, de Nova à FIP, les doigts dans le nez (passez-moi l'expression et une bonne bière).
Note : **½ (Astor Gomez)

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The Greyboy Allstars - West Coast Boogaloo

greyboy allstars west coast boogaloo
The Greyboy Allstars - West Coast Boogaloo
(CD/LP) Greyboy Records, 1995-12-01

Review (french) :
Bon, alors avant de lire cette critique, dépèchez-vous d'aller vous choper le deuxième album, "A Town Called Earth", ainsi que le live sorti l'an passé. ÇA y est? Bon ça va alors. On peut revenir tranquillement sur ce premier album, bénéficiant d'un petit coup de pouce de Fred Wesley. Et même si certains (comme nous) préfèrent le second, plus accompli, les compos de celui-ci sont peut-être un peu plus variées, plus gentilles, plus soul. Et puis ne vous y méprenez pas de toutes façons, c'est bien du Greyboy Allstars, soit du pur boogaloo funk jazz: pas de l'acid jazz, pas du funk, mais vraiment ce qu'on appelle "boogaloo", soit une bonne fusion de jazz et de soul 70's appuyée de bon gros beats funky à souhait. Le truc, c'est que celui-là n'est pas très mûr, plein d'influences seventies en ressortent: Donald Byrd, Maceo Parker forcément, mais finalement un groupe qui n'attend pas leur troisième album pour atteindre la maturité, c'est plutôt pas mal.
Note intrumental boogaloo jazz funk : (Djouls & Ob - 2000)

Tracklisting :
01. Soul Dream
02. Let The Music Take Your Mind
03. Fried Grease
04. Fire-Eater
05. Tenor Man
06. Miss Riverside
07. Gravee
08. The Browns At Home

Links :
http://www.greyboyallstars.com
http://www.myspace.com/thegreyboyallstars
...

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Primus - Mrs Blaileen

mrs blaileen
Primus - Mrs Blaileen
(CDS) Interscope, 1995-09

Review :
C'est l'histoire d'un garçon qui retombe en enfance régulièrement et le problème c'est qu'il a une mémoire d'éléphant: normal pour un primusien! Sieur Claypool en single c'est comme des pâtes au sucre et au lait: on dit que c'est pas beau jusqu'à ce qu'on y goute! En l'occurence, c'est sur des singles qu'on trouve des suppléments de un ou deux morceaux lives offerts gracieusement par ce groupe qui en devient divin. Je soutiens donc, qu'il est nécessaire d'avoir le single "Mrs Blaileen" pour les versions lives de "My name is mud" et "Sailing the seas of cheese"... et ça va pas être facile!
note primus single avec deux supplément live: (Tiff)

Tracklisting :
01. Mrs. Balileen (3:20)
02. My Name Is Mud (Live)
03. The Seas Of Cheese (Live)
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Hempilation - Freedom is NORML

hempilation
Hempilation - Freedom is NORML
(Capricorn 1995) Selected by Steve Bloom, Eric Steenstra and Philip Walden

Note : ***½ (George M.)

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Universal Sounds of America

universal sounds of america
Universal Sounds of America
(Soul Jazz records 1995, Ref SJR27) Selected by Stuart Baker

Une compilation de free jazz en forme de manifeste politique et spirituel: vers la fin des années 60, certains musiciens noirs, suivant l'esprit de Mingus, s'organisent pour faire valoir leurs droits bafoués et promouvoir un mouvement noir créatif, libéré des contraintes imposées par l'establishment.
A ce titre, le collectif musical et spirituel "Association for the Advancement of Creative Musicians" (AACM) est créé en 1965. Il enfantera l'Art Ensemble of Chicago. Des disques sortent sur des labels indépendants de Chicago, c'est le début d'une longue histoire, dont on pourrait voir la continuité dans le MBase de Steve Coleman... Le label Tribe, lui, est né à Detroit et fournira de disques tout au long des années 70. Les notes de l'album sont une mine de renseignements (en anglais) pour l'auditeur curieux. Pour ce qui est de la musique elle même, c'est globalement très bon et très... SPACE!
D'ailleurs, ce serait un peu le concept de l'album (rien qu'à voir les titres), qui explore les frontières de l'inconnu musical... Ouh la la. Rassurez-vous, ça s'écoute très bien. Les morceaux ont été enregistrés sur une période allant de 1970 à 1978. L'Art Ensemble of Chicago est au sommet avec un morceau au groove génial et où est particulièrement mise en valeur la voix puissante et torride de Fontella Bass, la femme de Lester Bowie (figure de proue de l'AEOC qui nous a malheureusement quitté en 1999). Comme le dit Sun Ra And The Solar Arkestra: "Space is the place". On est d'accord. Par ici m'sieurs dames.
Note l'espace c'est classe: ***½ (Astor Gomez)

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Homegrown - A Compilation Of Original Kind Music

homegrown a compilation of original kind music
Homegrown - A Compilation Of Original Kind Music
(Home Grown Music Network 1995)

Nous vous avons parlé en long en large et en travers des principaux groupes catalogués 'Jam Rock' de la scène live américaine: Phish, Dave Matthews Band, feu le Grateful Dead (The Other Ones / The Dead), Blues Traveler, Allman Brothers Band, Gov't Mule, etc. Oui le groove est vraiment la tendance qui s'impose (moins que le rap bien sûr) aux Etats-Unis ces 5 dernières années. Mais comment faire pour se tenir au courant? Le site jambands.com fait une mise à jour tous les 15 du mois, vous y trouverez déjà beaucoup d'infos. Pour acheter les disques? Il y a amazon.com, bien sûr, mais surtout www.homegrownmusic.net, réseau de distribution pour groupes indépendants. Ça plus les sites officiels des artistes cité plus haut et vous avez tout à disposition sur le web, moins cher qu'à la Fnac ou au Megastore, et livré à la maison! Trois compilations des groupes émergeants sont déjà sorties chez Homegrown Music, toutes dans l'axe jam/groove/psychedelic/roots rock/funk, plus ou moins abouti: celle-ci, "Homegrown - A compilation of original kind music", puis "Homegrown 2 - Smokin' jams" et "Homegrown 3 - Organic grooves". À se passer en boucle pour faire son choix. Ça vaut mieux que de lire les Inrocks, hein? Et puis pourquoi ils continuent à mettre 'rock' dans 'Inrockuptibles', le supplément Libé du Monde?
Note jam bands: *½ (Djouls)

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Primus - Tales From The Punchbowl


Primus - Tales From The Punchbowl
(CD) Interscope, 1995-06-06

Review :
"C'est le plus important de tous!" disait les schmurtsse... et comme ils avaient raison! Même s'ils ne parlaient pas du tout de la même chose à l'époque, je suis sûr qu'ils auraient été d'accord pour dire comme moi que cet album est l'album le plus important de Primus. Cet album représente la dernière ligne droite avant le plus gros virage de leur carrière. C'est, tout d'abord, la dernière fois que Tim 'herb' Alexander officiera sous la bannière Primus. La raison de cette séparation est dûe à la musique en grosse partie. Alors que basses et les guitares de Primus cherchent à retrouver l'humour et le rock des débuts, les batteries de plus en plus exercées et techniques finissent par ne plus s'entendre. Enfin, ce n'est pas exactement ça: le résultat est grandiose mais ce n'est plus Primus tant cet album est rempli de nostalgie et de souvenirs d'enfance. Certes, il y a les personnages primusiens, mais ils ont troqué leur vestiaire de pêcheur du dimanche pour des habits de maîtres d'écoles effrayants ou attirants. Sur ce, Claypool continue à raconter son enfance et son adolescence à qui veut bien l'entendre. Manque de bol, beaucoup de gens sont déçus par un album qu'on dit moins bien que les précédents. Moi, je trouve ça simplement différent! Pour résumer, un album un peu plus difficile d'accès, à écouter longtemps avant d'émettre toute opinion.
Note Primus fait du jazz introspectif: (Tiff)

Tracklisting :
01. Professor Nutbutter's House Of Treats (7:11)
02. Mrs. Blaileen (3:18)
03. Wynona's Big Brown Beaver (4:21)
04. Southbound Pachyderm (6:21)
05. Space Farm (1:45)
06. Year Of The Parrot (5:43)
07. Hellbound 17 ½ (Theme From) (2:56)
08. Glass Sandwich (4:03)
09. Del Davis Tree Farm (3:27)
10. De Anza Jig (2:23)
11. On The Tweek Again (4:39)
12. Over The Electric Grapevine (6:22)
13. Captain Shiner (1:14)
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Primus - Wynona's Big Brown Beaver

wynonas big brown beaver
Primus - Wynona's Big Brown Beaver
(CDS) Interscope, 1995

Review :
Quand le gros castor marron de Wynona sort en single, il sait s'entourer. Ce qui justifie d'ailleurs cet Herzatz de chronique de trois titres qui finalement, en toute honnêteté, ne concerne qu'un titre: "Hello Skinny / Constantinople". En effet cet inédit total est le deuxième titre de ce single et je peux jurer qu'il faut s'arracher les cheveux si nécessité pour l'acheter, parce que, encore une fois, ça vaut le coup. Pour pas cher, "Wynona's big brown beaver", une reprise de Pink Floyd ("Have a cigar", déja sur "Miscellaneous Debris") et un morceau exceptionnel de très grand primus... Je sais plus quoi dire pour vous convaincre!
Note single avec inédit mortel: (Tiff)
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