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Oysterhead - The Grand Pecking Order



oysterhead the grand pecking order
Oysterhead - The Grand Pecking Order
(CD/LP) Phish Dry Goods/Elektra, 2001-10-02

Review :
"La chevauchée nonchalente des Deux Mousquetaires". "Le périlleux périple des Trois Fantastiques". "La revanche meurtrière du Club des Quatre". "Appollo 12". "Heckel et personne"... Pas mal, mais pas aussi débile que l'autocollant énorme tout rouge et blanc dégueu qui cachait les 7/9èmes de la tête d'huître qui sert de pochette et de nom à cet album, autocollant, donc, sur lequel ils n'ont rien trouvé de mieux à écrire que "Oysterhead, le nouveau groupe de Stewart Copeland et Les Claypool"...
"2 Way Street de Crosby and Stills"...???
C'est sûr que le nom de Trey Anastasio ne provoque pas les mêmes râles d'admiration et de bonheur ici chez les Gaulois que de l'autre côté de la Mer de Bretagne, mais par principe je m'offusque. Et alors quand la caissière du disquaire (dont je tairai le nom pour la protéger des attaques à l'Anthrax bien mérités qu'elle aurait à subir si je dévoilais son identité) me dit "Tu vas voir, il est vraiment bien son jeu de batterie à Copeland", là je trouve ça vraiment décevant. C'est clair qu'il est bien le jeu de Copeland, c'est Copeland! Mais bon, arretons tout de suite de déconner. Quand Trey Anastasio et Les Claypool apparaissent sur le même disque, j'aimerais bien un peu plus d'enthousiasme de la part des gens autour de moi, les fabricants d'autocollants et les caissières bien sûr, mais également les bouchers, les banquiers, les petits enfants tous mignons, les flics, les coursiers, et les gens du voyage aussi. Tout le monde! Je ne vais pas, même un court instant, tenter de dissimuler l'admiration, même l'adulation, que j'ai pour ces deux bonhommes qui font partie de la caste heureuse des Grands de ce Monde (comme les Grimaldi, mais en plus habiles), vous le remarquerez surement tout au long de cette chronique, mais j'ai le droit de manquer d'objectivité tout simplement parce que j'ai raison! Un album de Oysterhead ça fait des mois qu'on attend ça de ce côté du monde, nous qui n'avons pas eu le droit de les voir s'emporter sur scène là juste devant nous! Petit rappel vite fait pour ceux d'entre vous qui se réveillent tout juste d'un coma vraiment très profond, Oysterhead c'est Trey Anastasio (guitariste magique de Phish, meilleur groupe du monde), Les Claypool (bassiste-chanteur-toon ambulant de Primus) et Stewart Copeland (batteur légendaire de The Police et compositeur prolifique). Donc on est vraiment dans la cour des grands, pas de doute possible.

Another review :
Du coup impossible vraiment de parler de ce "The Grand Pecking Order" comme on parlerait de n'importe quel album venu. Surtout quand, comme je l'ai subtilement suggéré un peu plus haut, Trey Anastasio et Les Claypool figurent tous les deux tout en haut de ma liste perso des "quand je serai plus grand je veux être lui". Donc ça donne quoi ce mélange? (vous avez vu, ça fait déjà plein de lignes et je commence tout juste à évoquer le contenu de ce disque…)
Premier morceau donc, et là, joie intense: exactement ce qu'il nous fallait en ce début d'année monotone. Un morceau qui n'arrête pas de monter en intensité, plein de whammy à la Phish et de grosse basse ronde à la Claypool (normal…) et surtout un refrain qui explose sur un couplet plein de suspense qui fait vraiment regretter de ne pas les avoir vu sur scène. Parfait, pourvu que ça dure… Deuxième morceau, et pareil parfait mélange, plein de cœurs dans tous les sens, section rythmique hallucinante et pression qui monte en flèche. Le morceau "Wield the Spade" lui aussi est construit sur une addition couche sur couche d'éléments qui apportent chacun un petit truc en plus, développant une ambiance pleine de retenue et de suspense mais qui marche vraiment super bien! Inclassable et fondant à souhait. Entre Phish et Primus, un mélange habile de ce qui se fait de mieux, les rebonds élastiques d'un pêcheur californien en caoutchouc sur des vagues mélodiques d'un barbu qui possède à la fois le pouvoir de la note parfaite ET une glace à son nom!
Et pourtant y'a un petit hic à ce chef d'œuvre, ça serait trop beau sinon. On est bien d'accord, il faut absolument l'avoir ce disque, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, et regardez tout de suite la note en bas de la page si vous ne me croyez pas (pour ceux qui n'iront pas jusqu'au bout, la note en question est de 5/5, note maxi qui veut dire achetez le, "Don't leave home without it, tu vas le regretter si tu l'as pas p'têtre qu'il aurait pu te sauver la vie genre le petit couteau que le héros se met dans la chaussette en gros plan 6/4 d'heures avant la scène finale où, oh miracle, il va pouvoir le sortir pour se déloger du mur auquel il a été cloué par le crapuleux Dr Sadinsky"). Mais si les trois morceaux susmentionnés sont comme je l'ai dit un subtil mélange des genres de leurs créateurs, il n'en est pas exactement de même pour le reste de l'album. Le morceau "Mr Oysterhead" par exemple n'est pas sans rappeler le morceau "Buckethead" (vous ne remarquez pas un truc bizarre entre ces deux titres?) écrit et chanté par Claypool sur l'album "Monsters and Robots" du fameux Buckethead en question et qui aurait franchement pû figurer sur n'importe lequel des albums de Primus sans surprendre qui que ce soit. Pareil pour "Shadow of a man", "Army's on ecstasy", "Rubberneck Lions", "The Grand Pecking Order", etc... qui sont tous excellents mais qui à mon avis surprennent moins que les trois morceaux cités plus haut tout simplement parce qu'ils sonnent vraiment comme du Primus (avec une guitare moins fausse et des fins de morceaux qui appellent le jam... vivement le concert!!!!) . De même "Radon Balloon" aurait très bien pu figurer sur "The Story of the Ghost", ainsi que "Birthday Boys" où Trey s'offre même le luxe d'une accélération bluegrassienne digne d'un "Scent of a Mule" bien balancé, recette miracle pour faire gigoter ton ricain. Evidément cela va sans dire que j'adore tous ces morceaux , je mets au défi n'importe quel groupe au monde d'en faire des similaires, mais je ne fais que mon devoir d'honnête chroniqueur en vous relatant l'impression que me fait cet énorme album. Quoi qu'il en soit courez vite vous acheter ce bijou comme ça ils viendront peut-être jouer pour nous, et alors là si vous ne faites pas tout pour les voir live, moi j'abandonne.
Note Grand Hors D'oeuvre Pékinois (Ach! Baby 04-2002)

P.S. Ce disque est aussi disponible en vinyle sur le phish.com!!! (djouls)

Tracklisting :
01. Little Faces
02. Oz Is Ever Floating
03. Mr. Oysterhead
04. Shadow Of A Man
05. Radon Balloon
06. Army's On Ecstasy
07. Rubberneck Lions
08. Polka Dot Rose
09. Birthday Boys
10. Wield The Spade
11. Pseudo Suicide
12. The Grand Pecking Order
13. Owner Of The World
Djouls

Djouls

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