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Doug Carn - Al Rahman



Doug Carn Al RahmanDoug Carn Al Rahman
Doug Carn (aka Abdul Rahim Ibrahim) - Al Rahmana!
(CD/LP) Heavenly Sweetness HS008CD/HS008VL, 2008-06-02

First time reissue on CD&LP, the lost album of Doug Carn, a rare and obscure album to re-discover. Doug Carn is one of the most famous artist of the Soul Jazz scene. His "best of" and "the best of Black Jazz" sold many records worldwide.
Il s'agit de la réédition d'un album « perdu » de Doug Carn, sorti en 1977 juste après la période Black Jazz de Doug Carn et sa séparation avec sa femme Jean Carn. Cet album a été enregistré juste après la conversion de Doug Carn à l'islam et le changement de son nom en ABDUL RAHIM IBRAHIM.

Tracklisting :
01. Al Rahman
02. Tropic Sons
03. Casbah
04. The Watcher
05. Eronifa's Brown Bird
06. Suratal Ihklas
07. Balancez Calinda

Links :
myspace.com/heavenlyssweetness
heavenlysweetness.viabloga.com

Press Release :
The 'Lost' album from cult pianist Doug Carn of Black Jazz fame.
Mystic soul-jazz songs with disco twists under the common influences of Earth Wind & Fire and John Coltrane.
Doug Carn is the most famous artist of Black Jazz records, the cult record label of the 70s. He recorded four albums for Black Jazz which are considered by many jazz lovers as 70s soul jazz classics.
In the mid seventies, Doug Carn left the Black Jazz label, get divorced and he converted to Islam. He changed his name into Abdul Rahim Ibrahim, and cut this nice record of spacey soul tracks, most of which feature vocals by Doug and the Jean Carn-esque Kweili. At its best, the set has a nice spiritual groove with spacey keyboards, and a vocal approach that sounds a bit like Jon Lucien or Roy Ayers. Tracks include the spiritual jazz classics "Al Rahman", a fifteen minutes prayer.
As original liner notes said : "Part of the purpose of this album is to show the members of the funk-pop-rock and jazz-afro-cuban-latin and the traditional-blues-gospel oriented subcultures in western societies, that the Arabic language and Islamic Din are note necessarily alien to them. And more specifically, to show that the syllabilistic expression of the be-bop language and the evolved musical ideas of the great innovators John Coltrane and McCoy Tyner are equally Arabic in nature, as Jazz itself is a word of Arabic Origin..."

Forthcoming releases on Heavenly Sweetness in 2008 :
September 12th: Sunnil Dev "The music of Sunnil dev" (katmandu flutist)
October : Anthony Joseph & the spasm band second album
November: Don Cherry & Latif Kan "Music/sangam"

Biography (french) :
Doug Carn, né à New York en 1947, est élevé en Floride par une mère professeur de musique dans le système scolaire américain. Très naturellement, il se met au piano classique à 5 ans, puis au saxophone alto à 8 ans sous l'influence son oncle dj et fan de jazz. A 14 ans Doug forme son premier groupe professionnel r'n'b, les Nutones qui se produit dans des clubs et manifestations musicales dans toute la Floride et le sud de la Géorgie. Parallèlement il devient l'organiste attitré de son église dans sa ville de St Augustine. Sorti premier de sa classe de lycée (high school), il se voit offrir une place à l'Académie de l'US Air Force qu'il décline pour étudier la composition et le hautbois à l'Université de Jacksonville.

Très vite, ses exceptionnelles capacités d'arrangeur et sa science musicale font sa réputation sur la scène jazz locale et nationale où il accompagne lou Donaldson et Stanley Turrentine. Et, alors qu'il s'installe à New York pour étudier avec Larry Young en 1969, il signe pour une premier album en trio sur le label Savoy . Mais le label historique disparaît juste après la sortie du disque qui n'est quasiment pas distribué. Doug déménage en 1970 à Los Angeles où le pianiste et producteur Gene Russell est séduit par ses adaptations vocales de standards du jazz contemporain de Coltrane, Wayne Shorter, Bobby Hutcherson, qu'il écrit pour sa compagne la chanteuse Jean Carn.Le label engagé Black Jazz records sort très vite 4 albums de Doug Carn et son groupe au sein duquel on retrouve aussi Olu Dara, Michael Carvin,Walter Booker, Charles Tolliver, Al mouzon. Ces 4 albums d'un jazz politique et spirituel sont de très gros succès critiques et commerciaux (Doug Carn vend en 1974 plus d'albums que Dave Brubeck ou Ramsey Lewis, selon Billboard).

En 1975, Doug et Jean Carn se séparent. Jean Carn(e) poursuit une carrière à succès dans la soul et le disco ('don't let it go to your head') alors que Doug se convertit à l'Islam et poursuit sa quête spirituelle et musicale qui aboutit deux ans plus tard à la sortie de cet étonnant album autoproduit 'Al Rahman, Cry of the Floridian Tropic Son'.

Loin des pratiques fondamentalistes qu'il critique dans les notes de pochette, il expérimente dans cet album une fusion de ses racines musicales afro-américaines, gospel, soul et jazz et de la culture islamique. Le résultat est surprenant, alliant la profondeur émotionnelle d'un jazz coltranien et la suavité de la soul califorienne comme dans sa magnifique version chantée et hypnotique d'Al Rahman, la première sourate du Coran. Dévotionnels et funky, les titres de ce disque de Doug Carn alternent moment purement funk comme ‘Balancez Calinda’, ode aux racines Néo-orleanaises du disco, et magnifiques chanson soul jazz comme 'Tropic Sons' . Cet ovni musical créatif et émouvant mais rétif à tout concept de bon goût fera long feu et l'album était jusqu'à ce jour connu uniquement d'une poignée de chercheurs de 'surprises vinyliques'.

Après cet échec commercial, Doug quitte la Californie et part enseigner pendant plusieurs années au Jazz Studies department de l'Université de Jacksonville. Il s'installe dans sa ville natale toute proche de St Augustine d'où il continue aujoud'hui d'animer la scène jazz du nord de la Floride avec ses différentes formations du trio au big band.

Redécouvert après quinze années d'oubli par la génération acid jazz du début des années 90 et repris par le groupe anglais Galliano, Doug Carn (qui n'est plus musulman) a depuis lors un statut culte auprès des enfants du hip-hop et de Coltrane qui se reconnaissent dans la musique directe et consciente du pianiste et chanteur. La vision, exposé dans cet album inédit, d'un Islam 'jazzifié' authentique mais tolérant est toujours excentrique 30 ans plus tard mais tout autant nécessaire.
Djouls

Djouls

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