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Entretien avec Matthew Halsall et Nat Birchall (Gondwana Records)



Matthew Halsall and Nat Birchall
Matthew Halsall & Nat Birchall
(Interview by Nicolas Ragonneau, for Paris DJs - March 2012)

Nat Birchall, saxophone. Matthew Halsall, trompette. Deux amis réunis par une seule et même passion pour le jazz modal, et une quête de la Beauté. Une amitié unique qui dépasse la différence d'âge, et le genre d'histoire qui n'arrive que dans l'art ou la musique. Nat joue du sax depuis plus de trente ans (du reggae d'abord, puis du jazz) et pourrait être le père de Matt - lui qui n'a pas 30 ans et qui a commencé la trompette à 6 ans. ensemble, ils écrivent une des plus brillantes pages de l'histoire du jazz contemporain en Grande-Bretagne. Matt dirige Gondwana Records, un label indépendant qui publie sa musique et celle de Nat Birchall. Nat vient de publier son nouvel album, Sacred Dimension, tandis que Matthew a reçu le prix de l'album jazz de l'année pour On The Go (2011) aux Gilles Peterson’s Worldwide Awards 2012. Nous avons interviewé les deux compères séparément avec des questions identiques, sans que l'un ne connaisse les réponses de l'autre, et il est frappant de voir à quel point leurs esthétiques convergent. Enfin Matthew Halsall, qui est aussi DJ à ses heures, a concocté un superbe mix exclusif (à télécharger ici) réunissant la musique des deux complices.

Matt Halsall Nat Birchall
Matthew Halsall & Nat Birchall

(Interview by Nicolas Ragonneau, for Paris DJs - March 2012)

01. Gondwana nous ramène aux origines supposées du monde. Qu'est-ce que ce mot évoque pour toi?
Matthew Halsall : C'est un nom que j'ai trouvé par ma mère. Elle avait un magasin de meubles nommé Gondwana, lequel importait des pièces venues du monde entier. J'aimais beaucoup ce nom et sa signification, alors quand le magasin a fermé j'ai décidé de le conserver.
J'aime aussi le fait que Miles Davis ait réalisé un album qui s'appelle Pangaea dans lequel un des titres est 'Gondwana', même si il ne s'agit pas de la période de Miles que je préfère.
Nat Birchall : Gondwana est le label de Matt, bien sûr, alors c'est lui qui a trouvé ce nom. Je pense que c'est une belle trouvaille, car pour moi il a à la fois des connotations préhistoriques et évoque les fondations du monde tel que nous le connaissons. Ainsi, il entre en résonance avec un terrain solide où construire, et qui aurait aussi de profondes racines dans le passé. Et comme chacun sait, nous avons besoin de ces éléments pour créer. Donc c'est un mot très bien choisi je trouve, qui ‘sonne’ et il n'y a rien de tel que la musique des mots. Cependant, seul le temps nous dira s’il va se séparer en plusieurs continents.

02. Quelle est ta définition personnelle du 'jazz spirituel'?
MH : Selon moi le jazz spirituel est une musique de l’âme, sincère, et qui réunit des instruments, des musiciens et des influences venues du monde entier. Il a souvent une couleur orientale qui le rend assez magique, méditatif et rêveur.
NB : C'est une question délicate! Pour moi, l'adjectif spirituel appliqué à la musique revêt plusieurs significations. La première, c'est que la musique doit 'avoir de l'esprit', ce qui est plutôt difficile à apprécier. Tu peux rencontrer une musique avec de l'esprit et qui soit pleine d'énergie, mais elle ne sera pas forcément spirituelle. Donc c'est une façon de jouer où tu te livres sans retenue (ton 'ego'), où tout ton être se met au service de la musique. Quand cela se passe comme ça, c'est comme si tu ne décidais rien de ce qui sort de ton instrument, la musique te vient en quelque sorte de régions supérieures. Ce que sont ces 'régions supérieures', nul ne le sait : certains l'appellent Dieu, d'autres un 'esprit', d'autres encore 'l'Inconscient', etc., etc. Mais peu importe le nom qu'on veuille lui donner, il faut juste le laisser te dicter ce qui doit sortir.
Et il y a bien sûr un genre de jazz qui porte ce nom, et tout le monde n'est pas d'accord sur ce qu’il recouvre (comme le terme jazz d'ailleurs!), mais je ne vois pas trop ce qu'il a à voir avec des formes harmoniques, mélodiques ou d'instrumentation, bien que ces éléments soient plus fréquents dans ce genre précis.



03. Vous souvenez-vous de votre rencontre et de la première fois où vous avez joué ensemble?
MH : Je me souviens d'avoir demandé à mon ami Bernard Moss s’il connaissait un joueur de saxophone dans la lignée de Coltrane, et il m'a conseillé Nat. alors je suis allé l'écouter au Matt & Phreds Jazz Club in Manchester. Je me rappelle l'avoir vu reprendre 'Journey in Satchidananda', qui est l'un de mes morceaux préférés d’Alice Coltrane. Après le concert je suis allé me présenter et je lui ai demandé s’il voulait faire quelques concerts avec mon groupe. Il a dit oui, et ce fut aussi simple que cela!
NB : Matt et moi avons des amis communs. Certains d'entre eux m'avaient parlé de la musique de Matt, mais je ne la connaissais pas. Je crois qu'il m'a contacté par myspace pour me demander de jouer avec lui. Il m'a envoyé de la musique, et j'ai aimé immédiatement. J'étais tellement heureux qu'enfin il y ait quelqu'un d'autre, quelqu'un qui ne vive pas à 1000 miles de chez moi, qui aime la même musique que moi... je me suis toujours battu pour trouver des gens qui aiment jouer la même musique que moi, mais Matt à réussi ça! En plus, toute sa musiques est modale. J'ai toujours voulu jouer de la musique modale mais les musiciens, surtout les pianistes et les guitaristes, aiment jouer de la musique pleine de changements d'accords. Alors, après peut-être deux morceaux en modal ils pleurent pour jouer un standard avec des changements d'accord!  Bref, j'ai fait le concert avec Matt et on s'est trouvés immédiatement, nos sons se sont parfaitement accordés. Son groupe était fantastique, alors je me suis éclaté!

04. À Matt : nomme une qualité que tu envies à Nat.
MH : Nat a une grande connaissance et une grande compréhension de la musique. Il collectionne les disques depuis plus de trente ans, sa discothèque personnelle est incroyable. Il est aussi très sage et il m'a aidé à prendre d'importantes décisions ces dernières années.
À Nat : nomme une qualité que tu envies à Matt.
NB : Je ne sais pas si 'envier' est le mot, mais j'admire son aptitude à savoir très précisément ce qu'il veut pour sa musique et aussi comment il doit y parvenir.

05. À Matt : trois adjectifs pour décrire le style musical de Nat.
À Nat : trois adjectifs pour décrire le style de Matt.
NB: Écoute, je dirais que le style de Matt est sincère. Il ne joue que ce qui doit être joué, ou ne dit que ce qui doit être dit si tu préfères, chacune des notes qu'il joue a du sens. J'utiliserais aussi le mot 'beauté'. Je pense vraiment qu'en tant qu'artistes créateurs (un titre bien pompeux mais je n'en trouve pas d'autre tout de suite), nous devons nous évertuer à créer de la beauté, et tout le reste est négatif à mon sens. Bien sûr, notre vision de ce qu'est la beauté peut être très différente des autres, mais pour moi la musique de Matt est vraiment belle. Et je dirais aussi que sa façon de jouer et le son qu'il créé est 'vocal', cette musique vous 'parle' littéralement. Ce son a un qualité proche de la voix qui est la marque de la musique la plus authentique selon moi.

06. Qu'est-ce que tu penses pouvoir améliorer dans ta technique?
MH : J'essaie toujours d'améliorer mon jeu. Je pense beaucoup de temps à travailler mon ton, ma fluidité et ma portée. Mon but est d'être capable d'interpréter immédiatement chaque idée qui me vient à l'esprit.
Il y a tant de choses que je dois améliorer dans ma technique! Par où commencer? Je suis toujours à l'écoute du son (et du ton) que j'obtiens.
NB : Parfois, je trouve que cela pourrait être plus fort, parfois que cela pourrait être plus beau, que cela pourrait avoir davantage de contours, davantage de corps, davantage de profondeur, etc., etc. Je pense que mon articulation (la façon dont tu attaques chaque note) pourrait être meilleure, de même que le phrasé et la fluidité! Tant de choses, on pourrait continuer comme ça pendant des heures... Mais comme tout peut toujours être amélioré, j'essaie de m'améliorer peu à peu chaque jour.

07. Tu vis loin du bruit et de la fureur de Londres. Est-ce que la nature et les paysages qui t’entourent influencent ta façon de faire de la musique?
MH : Je vis à 10 minutes du centre de Manchester et la campagne n'est pas très éloignée de chez moi. Je vis ici car j'y ai beaucoup d'amis et de la famille, et j'ai passé pas mal d'années à bâtir des relations avec des musiciens et des professionnels de la musique. Je n'ai que 2h15 de train pour aller à Londres, donc je n'ai pas vraiment besoin d'y vivre.
Je ne suis pas sûr que je ferai une musique différente si je vivais ailleurs. Pour moi, composer c'est échapper à la réalité et aux pressions de l'existence. Ce n'est pas important de vivre ici ou là du moment que j'ai ma trompette et un piano pour composer.
NB : Ce sont des choses que quelques personnes ont remarqué, dans mon cas au moins. C'est vrai que je vis dans la région des Hills avec un très belle (bien que lugubre parfois) campagne environnante. Je viens de la campagne, alors je me sens chez moi ici. En général j'aime la nature et cela m'apaise, tout particulièrement cette région. Mais je ne pense pas que cela se soit manifesté dans ma musique jusqu'à ce que les gens me le fassent remarquer, alors peut-être que c'est vrai. Dans tous les cas être ici m'aide certainement, cela me permet de garder les idées claires et de me concentrer davantage sur la musique. Les gens disent qu'ils peuvent entendre les collines et voir les paysage lorsqu'ils écoutent ma musique et c'est sans doute vrai, comme moi-même j'imagine des choses et des paysages quand j'écoute une musique qui m'émeut, donc je pense que c'est une bonne chose. Ou peut-être qu'ils savent que je vis ici et que du coup il m'associe à ces paysages, je ne sais pas...

08. Certains de tes morceaux sont vraiment composés comme de la poésie, avec des vers, des formes et des structures récurrentes, mais ils racontent aussi une histoire.
MH : Oui, chaque morceau est comme un voyage musical. Mes compositions ont tendance à commencer avec un thème principal que les musiciens peuvent investir, puis j'aime qu'il puisse y avoir des solos afin que chacun puisse exprimer ses émotions et ses sentiments dans la musique.
NB : Je pense que toute musique qui se respecte raconte une histoire, sans mots bien sûr, mais elle doit sonner comme une narration ou une chanson. Alors effectivement j'espère que c'est bien le cas!

09. Est-ce que la musique de chambre et la musique médiévale comptent pour toi?
MH : J'ai écouté pas mal de musique classique toutes ces années, dont de la musique de chambre, donc j'imagine qu'elle a un effet sur ma musique. Je compose presque tous mes morceaux au piano, et j'ai été très influencé par l'œuvre de Satie et celle de Ravel pour piano solo.
NB : Je ne connais pas vraiment la musique de chambre, mais j'aime la musique médiévale. Je ne dirai pas qu'elle m'a vraiment influencé parce que je n'en ai pas beaucoup écouté, mais j'apprécie vraiment. Il y a des morceaux de reggae dont les ligne de cuivres sonnent comme de la musique médiévale à mes oreilles!

10. À Matt : ton morceau préféré de Nat Birchall.
MH : 'Higher Regions', j'aime l'association de la kora, de la harpe, du sax soprano, du piano, de la contrebasse, de la batterie et des percussions.
À Nat : ton morceau préféré signé Matt Halsall.
NB : mon morceau de Matt préféré? Il y a des choses que Matt a enregistrées mais qu'il n'a pas encore sorties, qui valent sans doute bien des albums. Mon morceau favori pourrait bien être 'Loving Kindness', mais il y en a tant d'autres comme celle-ci, sans compter qu'il n'a sans doute pas encore sorti les meilleures!

11. Parle-moi de ta collection de vinyles.
MH : les vinyles m'ont toujours fasciné. Mes parents avaient une grande collection de folk, de rock n'roll, de blues et de soul des années 60. Je me souviens également qu'ils avaient une platine Bang & Olufsen qui ressemblait à un truc sorti d'un vaisseau spatial. Je me souviens que je fouillais dans tous les disques et que je regardais à l'intérieur des pochettes pour lire les notes qui s'y trouvaient. Je pense que mon addiction a commencé là. En vieillissant, j'ai commencé à dénicher des disques nouveaux et intéressants. J'écoutais beaucoup les DJs à la radio. L'émission de Gilles Peterson 'Worldwide' sur BBC 1 m'a beaucoup marqué toutes ces années, et cela reste une de mes émissions préférées. Grâce à lui, j'ai découvert plein d'artistes (Yusef Lateef, The Cinematic Orchestra, Matthew Herbert, A Tribe Called Quest, Art Blakey, Fela Kuti et tant d'autres...). J'enregistrais ses émissions sur cassette, puis j'allais acheter les albums vinyles sur lesquels il y avait mes morceaux préférés.
Un autre DJ qui a beaucoup compté pour moi est Mr. Scruff. J'aime aller à ses soirées 'Keep It Unreal' à Manchester, en fait c'est là où j'ai entndu pour la première fois le morceau de Pharoah Sanders 'You've Got To Have Freedom' et aussi 'Water No Get Enemy' de Fela Kuti. Ma collection de disques s'étend sans cesse. Je dirais qu'elle comprend surtout du jazz, de la soul, du funk, de l'afrobeat, du reggae, du hip-hop et de l'électro
NB : ma collection de disques?! Par quoi je commence? J’ai commencé à acheter des disques en 1972, donc ça fait maintenant 40 ans! J’ai vraiment démarré quand je me suis mis au reggae un peu plus tard cette année-là. Ensuite j’ai acheté des disques chaque semaine jusqu’en 78 je crois. Malheureusement, j’ai vendu ma grande collection de reggae il y a 25 ans pour m’acheter un sax soprano afin de jouer dans le groupe d’un batteur turc. Mais depuis j’en ai acquis beaucoup d’autres et je continue à en acheter régulièrement. Mais mon vieux,  j’aimerais bien posséder encore ces disques! Je me suis mis au jazz en 1979 quand j’ai commencé à jouer du sax. J’avais déjà acheté quelques disques de John Coltrane (‘Blue Train’ est le premier disque de jazz que j’ai acquis) et de Charlie Parker, mais quand j’ai commencé le sax j’ai vraiment cherché à découvrir autant de jazz que possible. A cette époque, il n’y avait pas d’internet et la seule façon de pouvoir écouter un disque, c’était de l’acheter! J’allais souvent à Paris dans les années 80 et j’en rapportais toujours plein de disques! J’allais dans des magasins de St-Michel comme Rive Gauche Musique, Crocodisc et d’autres dont j’ai oublié le nom désormais!
Certains de mes disques préférés sont les disques de reggae que j’ai depuis les années 70, des LP comme ‘Flesh Of My Skin’ de Keith Hudson, ‘Grounation’ et ‘Tales Of Mozambique’ de Count Ossie, sans parler de United Africa de Cedric Brooks, qui est peut-être la pochette de disque que je préfère! Il ya aussi des 45 tours comme ‘Black up’ de Karl Bryan et Count Ossie, ‘Black Is Black’, ‘Mun-Dun-GU’ d’Im et David. Côté jazz, ‘Afro Blue Impressions’ de Coltrane est un LP que j’ai usé jusqu’à la corde. Ce n’est pas un disque rare, mais la meilleure version de ‘My Favourite Things’ y figure, vraiment une musique incroyable. Le LP de Clifford Jordan ‘Glass Bead Games’ est aussi un des disques que j’ai le plus écoutés sans jamais arriver à m’en lasser. Nous avons joué un extrait de ce disque,  ‘Biskit’ dans le tout premier concert jazz que j’ai donné, alors c’est un disque vraiment spécial pour moi! Enfin, deux disques avec mon sax ténor préféré après Coltrane, John Gilmore : le premier, ‘Turkish Woman At The Bath’ de Pete LaRoca, et le second ‘From In to Out’ du trompettiste jamaïcain Dizzy Reece (enregistré live à Paris!).



12. Quel job voudrais-tu faire dans une autre vie?
MH : Le même que maintenant, je l’adore!
NB : Mais tu sais, c’est maintenant mon ‘autre vie’. Ou plutôt je dirais que mon autre vie est derrière moi, j’étais un bourgeon, sur un arbre! C’était il y a longtemps, et jamais je n’aurai imaginé que je ferai un jour le type de musique que j’avais tant écouté. Même si c’était ce que je voulais faire, je n’ai pas été élevé dans l’idée que tout est possible quand on le veut vraiment. C’est par la musique que j’ai compris que tout est vraiment possible dans l’existence.

13. Dans quel animal voudrais-tu te réincarner?
MH : Ce serait un animal inoffensif, si possible végétarien et paresseux, peut-être un koala ou un paresseux justement. Sinon, un chat.
NB : Tu as de sacrées questions! je pense que j’aimerais être un chat, mais un chat sauvage vivant dans les Hills! je n’aime pas me presser, j’aime faire les choses à mon rythme, tranquillement et de façon paisible.

14. Qu’est-ce qu’on peut attendre de toi dans les semaines qui viennent?
MH : Pas mal de concerts au Royaume-Uni et en Europe. Je bosse sur mon nouvel album qui devrait sortir cette année. Je souhaite faire grandir Gondwana Records également, avec deux nouvelles signatures en cours pour le label.
NB : Qui sait ce qui va arriver? J’essaie de m’améliorer en tout – la musique, le son, la technique. J’aimerais sortir un nouvel album tous les ans jusqu’à ce que je quitte cette planète. Je voudrais faire des disques toujours meilleurs, afin de laisser quelque chose à mes enfants quand je rejoindrai l’Arkestra Céleste!

Links:
Matthew Halsall : official | discogs | facebook | myspace | soundcloud | twitter
Nat Birchall : official | discogs | facebook | myspace | soundcloud | twitter
Gondwana Records : official | discogs | facebook | flickr | myspace | parisdjs | twitter | youtube

Higher Regions (unreleased outtake) by nat birchall

A Prayer For... by nat birchall
Nicolas Ragonneau

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